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Ce dimanche soir, et pour la sixième année, les identitaires niçois se sont fixés rendez-vous pour honorer leur héroïne, Catherine Ségurane. Aux alentours de 19 heures, les cent cinquante niçois désireux de ne pas oublier leurs racines sont réunis devant l’Eglise Notre-Dame du Port. Là, poussettes et anciens se mêlent aux jeunes militants, alors que certains d’entre eux ont conviés leurs parents… « Mais si, allez, viens… Une fois dans l’année ». Un accueil chaleureux, sur fond de franches poignées de main, de baieta et de nouveaux visages attend les retardataires. Puis arrive le camion contenant la sono et le matériel à distribuer. Tout est rôdé, en quelques minutes, les flambeaux et les drapeaux niçois sont répartis. Le cortège peut alors commencer à prendre forme. La circulation est coupée et nous prenons possession de la rue, sur toute sa largeur. La gerbe de fleur devant, et ensuite, la banderole officielle du défilé, la sono, un grand drapeau niçois, quelques fanions noirs et rouges, des flambeaux pour encadrer le tout, et une marée de drapeaux niçois. Nous y voilà. Nous sommes prêts, et il ne reste plus qu’à marcher. Notre hymne résonne et le cortège s’ébranle lentement dans la rue Cassini. Les chants traditionnels se succèdent et le défilé poursuit son avancée vers le monolithe à Catherine Ségurane. En marge de la marche, les curieux viennent piocher des informations, « C’est pour quoi ? » « Ah, Segurana ? Vous avez bien raison ! ». Et cela se poursuit donc jusqu’à Sincaire, aux pieds du monument à Ségurane. Là, les torches forment un arc de cercle et la gerbe est déposée sous les applaudissements. Suit alors la désormais traditionnelle lecture du poème A Catherine Ségurane d’Agathe Sophie Sasserno et le discours de Philippe Vardon. Le discours se termine par un bruyant « Nissa ! Identità ! Libertà ! », slogan des jeunes identitaires Niçois. Afin de clôturer cette marche, Nissa la bella est chanté à pleins poumons par l’ensemble des participants. A l’an que ven, per ounourà la nouòstra erouìna !
Viva Catarina, viva lu Seguran, viva Nissa !

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